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  Au Journal officiel de ce jeudi 26 avril paraît l'arrêté du 23 avril 2012 portant organisation pour le 3ème cycle spécialisé des études pharmaceutiques et de biologie médicale de la répartition des postes, de l’affectation des internes et du déroulement des stages particuliers. Ce texte a pour vocation de préciser diverses modalités des décrets de février 2012. Ainsi il traite : - des agréments et ouverture des postes- du respect des stages obligatoires de la maquette- des affectations en milieu extra-hospitalier- des demandes de stages en interCHU- des stages dans le cadre des activités de volontariat civil de cohésion sociale et de solidarité- des stages à l'étranger Vous pouver retrouver toutes les informations dans nos rubriques "règlementation de l'internat".
A l'attention des candidats à l'élection présidentielle, la FNSIP affirme dans cette lettre ses positions, ses convictions et ses espoirs, au nom des internes en pharmacie et futurs professionnels de santé que nous sommes.  Lettre ouverte de la FNSIP aux candidats à l'élection présidentielle   L’avenir de notre système de santé est une préoccupation majeure des Français. Les décisions que prendra le gouvernement marqueront le chemin que souhaite prendre la France pour garder un système de santé efficace et de qualité prouvée. Les disciplines pharmaceutiques et biologiques sont souvent sous-estimées alors qu’elles sont des actrices à part entière de la santé publique. Les internes en pharmacie s’interrogent sur les moyens et l’éthique mis en place pour garantir aux français un accès à des soins de qualité en respectant l’exercice déontologique de ses professionnels de santé. La Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie représente aujourd’hui 1400 internes en pharmacie répartis sur tout  le territoire à partir de 24 villes hospitalo-universitaires exerçant au sein de 3 spécialités.   1) DES de pharmacie L’exercice de la pharmacie en établissement de santé est très particulier, les actes pharmaceutiques y sont spécifiques et de grande technicité et les risques encourus ne sont pas les mêmes. A ce titre, l’étude ENEIS 2009, rendu par la DRESS en 2010, nous a apporté quelques précisions sur l’efficience du circuit des produits de santé (médicament et dispositif médical) à l’hôpital. Le résultat, comme vous le savez, est alarmant. On estime le nombre de décès liés à un produit de santé à 25 000 par an, soit 6 fois plus que le nombre de tués sur les routes. Une journée d’hospitalisation pour mille est causée par un évènement indésirable grave lié à un produit de santé, c’est 44% du total des événements indésirables graves évitables. Cela représente entre 42 000 et 79 000 évènements indésirables graves par an, soit entre 335 000 et 620 000 journées d’hospitalisation. Le législateur a pris conscience de cet état de fait. En effet, la loi HPST du 21 juillet 2009, qui a pour objectif de garantir une offre de soins équitable et de qualité apportée par la compétence de professionnels formés continuellement et responsabilisés ; ainsi que l’arrêté du 6 avril 2011, sur la qualité de la prise en charge médicamenteuse dans les établissements de santé, ont apporté un début de réponse aux risques encourus à cause d’un produit de santé. C’est dans cette logique que la FNSIP demande que l’obtention du DES de pharmacie devienne un prérequis indispensable à l’exercice de la pharmacie dans les établissements de santé. L’arrêté du 31 octobre 2008 réglementant le DES de pharmacie impose la validation de 4 domaines d’activités durant 4 années de formation hospitalo-universitaire.  Ces domaines sont les suivants : - pharmacie clinique et dispensation- vigilances et économie de la santé- stérilisation et dispositifs médicaux- préparation et contrôle des produits hospitaliers Ces aspects ne sont absolument pas abordés au cours de la formation commune de base des études pharmaceutiques tant du point de vue pratique que théorique, car ce rôle est dévolu à l’internat de pharmacie. Or, à l’heure actuelle, un pharmacien diplômé d’état peut, sans avoir été formé, exercer des activités à risque comme la stérilisation ou la préparation des médicaments cytotoxiques par exemple. Loin de remettre en cause la qualité de la formation commune de base, ou les pharmaciens non titulaires du DES de pharmacie, la FNSIP expose simplement le fait qu’une formation existe, que des professionnels compétents sont disponibles et qu’il s’agit d’utiliser au mieux les ressources disponibles afin d’empêcher des directeurs peu scrupuleux de sacrifier la sécurité des patients sur l’autel de la rentabilité hospitalière à court terme. D’autant plus, qu’au vu des chiffres de l’étude ENEIS, investir dans la qualité de la formation des professionnels représenterait plus une économie qu’un coût, au niveau financier bien sûr, mais surtout en termes de vies humaines et de qualité de vie des patients. Notons que la qualification de la formation de pharmacien hospitalier n’est pas une lubie française,  elle est sur le point de faire l’objet d’une procédure de reconnaissance mutuelle pour son intégration au sein de la directive européenne sur les formations. En effet, 9 pays ont déjà donné leur accord à la signature d’une telle demande : l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal, la République Tchèque, la Hongrie et l’Autriche. Enfin, la FNSIP demande que la logique de tarification à l’activité (T2A) soit réévaluée pour permettre une meilleure prise en charge des patients. Il est regrettable qu’on nous oppose trop souvent le fait que la pharmacie n’étant pas côté en acte, elle ne « rapporte » donc « rien » à l’hôpital. Or, si les GHS ne sont pas dépassés c’est en grande partie à l’aide du travail de terrain des pharmaciens hospitaliers, qui n’ont de cesse de lutter pour une rationalisation des soins Aussi, les règles de financement de l’hôpital doivent prendre en compte plus clairement les disciplines de soutien comme la pharmacie. Trop de directions hospitalières considèrent un euro investi en pharmacie comme un euro perdu. Dans beaucoup de PUI les conditions de travail se détériorent et la qualité des soins est de plus en plus souvent remise en cause. Or, les résultats de l’étude ENEIS nous montrent qu’au contraire elles ont besoin de progresser.   2) DES de biologie médicale La réforme de la biologie médicale du 13 janvier 2010 voulue par le gouvernement dans le cadre de la loi HPST, a permis de placer la France dans une position euromotrice de par son exigence de qualité et d’efficacité mais surtout en reconnaissant le caractère médical des actes de biologie, avec leurs prérogatives et leurs responsabilités. La biologie médicale influe sur 70% des décisions médicales immédiates prises par nos confrères cliniciens.  Elle constitue un véritable pilier tant sur le versant de la prévention, du dépistage, du diagnostic que de la thérapeutique de pathologie aigües mais aussi chroniques. Actuellement  les maladies chroniques représentent 71% des dépenses totales et ce montant ne peut qu’augmenter avec le vieillissement de la population. Par conséquent, la biologie médicale a un rôle important à maîtriser et doit garantir : - l’expertise du biologiste médical pour le rendu des résultats des examens de biologie médicale. Ces derniers doivent être vus et interprétés par un biologiste médical avant chaque communication au clinicien ou au patient. Une entrave à ce principe mènerait à une perte de qualité, et in fine à une perte de chance,  dans la prise en charge du patient. Si l’accréditation assure la qualité pré-analytique et analytique, seul le biologiste médical peut garantir celle du post-analytique, l’interprétation dans son contexte clinico-biologique et s’assurer de la pertinence des résultats rendus au patient jusqu’à conseiller un geste médical en aval. - la légalisation des remplacements des biologistes médicaux par les internes en biologie médicale. La législation reste à ce jour incomplète et inégalitaire, fruit d’un total oubli des futurs praticiens dans la réforme du 13 janvier 2010. Bien qu’issue de deux filières différentes l’une médicale, l’autre pharmaceutique, l’internat en biologie médicale est commun à ces deux filières. Or seuls les internes issus de la filière médicale possèdent un support législatif, commun à tous les internes en médecine, afin d’effectuer des remplacements. Actuellement, les remplacements d’internes issus de la filière pharmaceutique se font sans couverture réglementaire ni assurantielle, et représentent donc une situation fortement instable pour l’exercice de la biologie médicale. - l’assurance de la formation adéquate des biologistes médicaux, quel que soit leurs lieux d’exercice. La nomination de professionnels ayant suivi l’enseignement du DES de biologie médicale (DESBM), uniformément en hôpital général, en CHU ainsi qu’en ville à l’image des autres professions de santé est indispensable pour garantir la sécurité de la prise en charge et le rôle de prévention des biologistes médicaux pour le patient. Les tentatives d’instauration, dans la loi, de mesures contradictoires à ce principe médical, qui ont vu le jour cette dernière année, vont à l’encontre de l’efficience diagnostique et de la qualité souhaitée pour le patient dans le domaine de la biologie médicale. Le DESBM est un diplôme qualifiant et comme pour les autres spécialités, des professionnels compétents existent afin d’accompagner l’évolution de la biologie médicale de la manière la plus efficiente. De plus, les personnels non titulaires du DESBM, récemment nommés, souvent non anciens internes, et placés illégalement sur des postes de validation biologique, participent à la formation polyvalente des internes en biologie médicale sans en avoir la qualification. La revalorisation de la recherche universitaire semble être une piste plus pertinente que celle de rémunérer des chercheurs universitaires sur de postes hospitaliers fantômes. - la mise en place d’un enseignement d’assurance qualité en biologie médicale lors de l’internat afin permettre aux futurs biologistes médicaux d’acquérir une « culture qualité » dès leur internat grâce à une formation adéquate alors même que l’accréditation des laboratoires de biologie médicale est obligatoire depuis janvier 2010. Ceci dans un souci de répondre aux exigences de qualité demandées par notre discipline. - la fin du marathon législatif initié en 2011 par la PPL Fourcade, puis par la proposition de loi Boyer-Préel (adoptée en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 26 janvier 2012, TA n° 834). Aujourd’hui, la biologie médicale a besoin de stabilité réglementaire pour évoluer dans la dynamique d’innovation et d’accompagnement du patient du clinicien en place. Cette stabilité passe par la conservation de l’indépendance des professionnels de santé qui pourront ainsi maîtriser leur outil de travail afin de correspondre aux besoins de santé publique. Ce principe déontologique permet d’assurer un exercice éthique, tournés vers les besoins des patients et des cliniciens. Il est contraire à une financiarisation à outrance de la biologie médicale, ayant pour objectif premier de répondre aux critères de rentabilité des spéculateurs à court terme qui investissent peu à peu la biologie médicale. Cette biologie spéculative va à l’encontre de la médicalisation, du renforcement de la proximité des biologistes avec leurs patients et les cliniciens et ainsi de l’affirmation du rôle entier du biologiste médical au sein des réseaux d’acteurs de santé, pourtant objectifs premiers de l’ordonnance de réforme de la Biologie médicale du 13 janvier 2010.               3) DES d’innovation pharmaceutique et recherche (IPR) Le DES IPR est un DES complémentaire des DES de biologie médicale et de pharmacie.  Dans le cadre de l’internat en Pharmacie, il s’agit d’encourager les internes à explorer de nouvelles voies favorisant la recherche dans les domaines innovants de la biologie, de la pharmacie et de la santé publique.  L'innovation est aujourd’hui  un enjeu majeur de la recherche. C’est le moteur qui permet à la recherche biomédicale d’être compétitive et d’apporter de nouvelles solutions diagnostiques, physiopathologiques et thérapeutiques. La pratique d’une activité de recherche associée à la perspective applicative garantie par l’immersion dans le monde hospitalier est aujourd’hui l’atout des internes ayant un double cursus médical ou pharmaceutique et scientifique. Ces internes participent sans aucun doute à la volonté d’amélioration de la recherche  hospitalo-universitaire, une étape indispensable au maintien de la compétitivité de la recherche biomédicale française. Ainsi, la mise en place de réels projets hospitalo-universitaires au long cours pour chaque interne dans un domaine spécialisé innovant est aujourd’hui la clé du bon fonctionnement de cette filière. De fait, des moyens dédiés doivent être mis en place pour y parvenir, tant au niveau financier qu’au niveau organisationnel afin de dynamiser cette filière, vectrice d’avenir de progrès. Les filières pharmaceutiques ont une place importante au sein du parcours de soins du patient et ne doivent pas être négligées mais bien valorisées, car elles participent à l’efficacité et à la sécurité de notre système de santé. Je vous prie d'agréer, Mesdames et Messieurs les candidats, l'expression de notre plus haute considération.
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05

Déc

2010

Guide de l'interne
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La Fédération - Publications
Écrit par Assia Mitha   
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guide couverture 2011Du 1er au 8ème semestre, il reste toujours des questions en suspens et des points à éclaircir.

Ainsi, pour mieux vous aider et vous accompagner tout au long de votre internat, la FNSIP co-édite, avec son partenaire GPM, un guide de l’interne.

Ce guide, au caractère national, détaille les modalités pratiques qui peuvent intéresser tous les internes en pharmacie : du nouvel interne se demandant comment valider sont internat au plus ancien devant  s'occuper de sa thèse et réfléchissant à son post-internat (l’installation du jeune biologiste, la carrière hospitalière d’un pharmacien…), tout en passant par quand et comment prendre une disponibilité ? Sur combien de temps ? Quelles sont les modalités d’obtention de l’année recherche ? Quelles autres sources de  financement existent ? Comment faire agréer un stage ? Comment faire un inter-CHU ? …

Vous y trouverez également les coordonnées de tous les interlocuteurs indispensables dans chaque ville, ainsi que les points forts et l’intérêt de choisir telle ou telle inter-région.

Vous l’aurez bien compris, nous avons vraiment essayé de regrouper dans ce guide les réponses aux questions qui nous sont fréquemment posées par les internes de la France entière.

Mais ce n’est pas tout !!

A cette partie rédigée par la FNSIP s'ajoutent des renseignements pratiques de notre partenaire GPM (Groupe Pasteur Mutualité) sur les complémentaires santé, les assurances auto-habitation, les responsabilités civile et pénale de l’interne et bien d’autres informations très utiles auxquelles on ne pense pas toujours.

Enfin donc existe un guide dans lequel vous trouverez tous les renseignements qui vous seront indispensables tout au long de votre l'internat !

La 1ère édition a été un succès ; aussi la FNSIP, avec le concours de GPM, a actualisé, amélioré et enrichi les pages de ce guide pour vous offrir la 2ème édition.

Vous pouvez télécharger ici la 2ème édition (2011-2012) de ce guide.

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